L’AGA arrive à grands pas!

Dans un peu plus de deux semaines, les courtiers et agents immobiliers et le personnel des chambres et associations membres de l’ACI se réuniront à Ottawa lors de l’Assemblée générale annuelle (AGA) et du Sommet de la direction de l’ACI.

Cette année, le Sommet de la direction présentera aux membres des moyens d’influer positivement sur les collectivités et les Canadiens. Le Sommet repoussera les limites grâce à une panoplie de conférenciers et d’orateurs qui exploreront de nouvelles idées qui façonneront l’avenir de l’immobilier et examineront l’environnement et les tendances de l’accès à la propriété au Canada.

L’AGA inclura une discussion sur la motion visant l’Entente tripartite présentée par cinq chambres membres – Vancouver, Calgary, Edmonton, Toronto et Montréal. La motion porte sur la question de l’adhésion directe des chambres à l’ACI. D’autres discussions et des votes auront aussi lieu sur plusieurs propositions de modification au Règlement intérieur concernant la limitation des votes, la qualification des administrateurs et la limitation des mandats, notamment. Deux propositions de modification portant sur les Règlements 10 et 4 feront l’objet de débats. Des élections se tiendront aussi pour pourvoir des postes d’administrateur de représentation générale et d’administrateur régional.

Pour obtenir tous les détails sur l’AGA, rendez-vous sur la page Cours et événements du Lien IMMOBILIERMC puis téléchargez la Documentation de l’ordre du jour de l’AGA. Au plaisir de vous voir à Ottawa sous peu!


Les chiffres sont prêts : Rapport 2017 sur le comportement des consommateurs sur REALTOR.ca

Aujourd’hui, nous publions le Rapport 2017 sur le comportement des consommateurs sur REALTOR.ca. Il fournit des données précieuses sur les tendances du marché, des statistiques sur les consommateurs et des conseils pratiques pensés pour vous aider à accroître vos affaires. Cette information inclut des données quantifiables qui vous aideront à démontrer à vos clients la valeur de nos membres, y compris l’avantage qu’ils retirent à inscrire leur maison sur le site immobilier le plus populaire au Canada.

En voici certains des points saillants :

Le rapport comprend des conseils pratiques et de l’information qui se révèlent autant d’occasions pour vous d’optimiser les outils REALTOR.ca et les statistiques de l’ACI. Que vous vouliez augmenter vos clients potentiels à partir de votre profil REALTOR.ca, utiliser les statistiques sur les inscriptions ou mieux comprendre l’acheteur actuel, le Rapport sur le comportement des consommateurs sur REALTOR.ca est le guide qu’il vous faut.

Avec son nouveau format numérique, hautement visuel et interactif, nous avons voulu faciliter la consultation et la transmission des données à vos pairs. Nous sommes aussi à produire une version imprimée qui sera bientôt accessible sur le Lien IMMOBILIERMC et sera distribuée lors des Portes ouvertes et des expositions commerciales de l’ACI.

Plongez maintenant dans le Rapport 2017 sur le comportement des consommateurs sur REALTOR.ca!

Pour toute question, écrivez à support@crea.ca.


La légalisation du cannabis pourrait être problématique pour les propriétaires

Dernièrement, l’équipe des affaires fédérales de l’ACI travaille sur le dossier majeur que constitue le projet de loi C-45 et la légalisation du cannabis au Canada. Vous vous demandez peut-être ce que le cannabis et les courtiers et agents immobiliers ont en commun. Dans certaines de ses dispositions, la loi autorise les particuliers à cultiver des plants de cannabis à la maison, ce qui, selon les circonstances, la taille des plants et la dimension de la résidence, pourrait avoir des incidences immenses sur une maison.

Michael Bourque, le chef de la direction de l’ACI, s’est récemment exprimé sur la question dans un texte d’opinion du Financial Post, dont nous vous livrons la traduction ci-après.

Ça vous dit de vivre dans une ancienne installation de culture? C’est pourquoi nous nous opposons à la culture du cannabis à domicile.

La date limite que le gouvernement s’était donnée pour légaliser le cannabis approche vite et les Canadiens pourront alors accéder légalement au cannabis au cours de l’été.

Au même moment, les problèmes potentiels de la légalisation se précisent de plus en plus. Il est temps pour le Sénat de jouer pleinement son rôle de chambre de réflexion et d’examiner plus sérieusement les enjeux négligés ou ignorés par la Chambre des communes.

Ces dernières semaines, Santé publique Ottawa de même que les propriétaires et les bailleurs d’appartements se font entendre publiquement sur les problèmes soulevés par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) auprès du gouvernement il y a plus d’un an. Précisément, que la culture du cannabis à domicile pose d’énormes problèmes de santé et de sécurité pour la population et les édifices.

À l’heure actuelle, la loi permet aux particuliers de cultiver quatre plants à la maison. En surface, cela semble raisonnable, même prudent. Mais, cela ne limite pas la quantité de la récolte ni la taille de chaque plant. Il en faudra peu (avec une irrigation et une luminosité suffisantes) pour quiconque de parvenir à trois ou quatre récoltes par an, ce qui pourrait couvrir une vaste superficie d’une maison, selon la variété de cannabis. Les conséquences sont incalculables.

D’abord, ce type de production n’est rien d’autre qu’une installation de culture, avec tous les risques et les dangers potentiels d’une exploitation commerciale. Les autorités sanitaires qualifient la situation de problème de santé publique. Santé Canada et la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) considèrent toutes deux la qualité de l’air intérieur comme l’un des éléments les plus importants d’une maison saine.

Les risques associés à la culture normale du cannabis comprennent les moisissures, les spores et les champignons. Les personnes qui vivent dans de tels environnements et qui sont aux prises avec une maladie respiratoire quelconque pourraient en subir les conséquences néfastes. Les dommages aux maisons ou aux appartements sont eux bien connus des courtiers et des agents immobiliers qui ont été en présence d’exploitations de culture dans tout le pays.

En fait, il n’existe quasiment aucune norme d’assainissement pour les maisons contaminées par les moisissures ni aucune obligation de divulgation d’une installation de culture à la vente d’une propriété. De plus, les prêteurs et les assureurs sont souvent hésitants face à une ancienne installation de culture, ce qui met une maison au risque d’être retirée du marché.

En plus des risques sanitaires, les installations déficientes et l’utilisation d’équipements spéciaux, comme des lampes à puissance élevée et des outils d’irrigation, posent des risques pour la sécurité. Avec seulement trois récoltes par an de certaines variétés, les productions modestes pourraient atteindre plus de cinq kilos par an. La production quant à elle s’accompagne d’un certain potentiel d’activités criminelles, sans parler de la facilité d’accès pour les mineurs. Les locataires d’appartements pourraient eux aussi voir leur santé affectée par la fumée, les odeurs et les conséquences d’une exploitation de culture.

Même s’il est difficile d’évaluer la taille du marché du cannabis, ou de prévoir l’ampleur de la consommation au lendemain de la légalisation, les états américains comme le Colorado, qui a légalisé le cannabis en janvier 2014, ont noté une hausse marquée de la consommation. La réaction au Canada pourrait être plus prononcée. Le cannabis est illégal ici depuis des décennies et du jour au lendemain il va être légalisé dans tout le pays. Il y a là un parallèle à tirer avec la réalité observée à la fin de la prohibition aux États-Unis lorsque la consommation d’alcool a fait un bond significatif.

Pour toutes ces raisons, le gouvernement et le Sénat doivent prendre le temps d’examiner sérieusement le projet de loi C-45, ainsi que ses dispositions sur la production à domicile.

Il est évident que le Canada produit suffisamment pour répondre à la nouvelle demande de produits du cannabis du fait de l’expansion rapide de son industrie du cannabis favorisée par de solides soutiens financiers et capitalisations. L’ACI ainsi que les 125 000 courtiers et agents immobiliers au Canada espèrent que les gouvernements bannissent la production à domicile, à l’instar du Manitoba et du Québec. À défaut, il y a tout lieu de procéder avec prudence et de se préparer à l’entrée en vigueur des réglementations sur la culture à domicile.

Les autorités de réglementation ont besoin de temps pour mesurer les conséquences globales de la légalisation à l’échelle nationale et offrir aux trois ordres de gouvernement des solutions pour créer des règles, des règlements et des normes qui assureront la sécurité des Canadiens et la protection de leurs résidences et de leurs placements.

Les Canadiens ont voté en faveur de la légalisation du cannabis, mais la tâche est colossale. Il est évident pour nous que la loi doit être bien ficelée, mais pas dans la précipitation. Nous entendons travailler avec le gouvernement et les sénateurs à l’amélioration de la législation au nom des propriétaires et des investisseurs immobiliers.


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